Cette vie, il ne l’avait pas désirée, mais …

Agrandir la photo Des-sans-abri-sur-Bank-Park

Cette soirée est triste et je sais pourquoi !!

Je suis fatiguée et mon esprit déambule, des pensées m’envahisses.

Cette histoire a commencé juste avant noël.

Je sortais du bain encore fumant, le corps parfumé et pyjama de soie.

Je devrais être bien ?

Je regarde par la fenêtre … Il sort  d’une ruelle aux senteurs de déchets,

il cherche un refuge pour passer la nuit.

Dehors la pluie tombe brutalement, et le froid est bien présent

 à vous glacer le corps et le sang.

Je change les chaînes de mon écran géant…

Musique, chaleur, mon confort est divin.

Allongée dans mon sofa, les orteils en éventails, mes deux amours

de boule de poils a mes cotés, une tasse de thé fumant a déguster.

Lui, sur son banc il est là… seul.

Dans ses mains durcies par le gel, une bouteille de gros rouge pour

se réchauffer.

Son visage est triste, les yeux transparent comme voilés de fièvre.

Une longue nuit rude s’annonce pour lui, sera-t-il encore là demain ?

Les heures passent, je suis fatiguée…

Direction mon lit douillet et sous ma couette je vais me blottir.

 Mon esprit ne me laisse en paix…  

Par la fenêtre je le vois couché sur le banc, et en guise de duvet

Il choisit des cartons, pour s’enrouler jusqu’au menton.

Le jour, sa main faisait quête à tous les passants.

Le soir en revenant de mon travail un petit thermos a la main,

J’allais lui porter un peu de potage chaud que je venais de faire.

Je lui avais donné une vieille couette qui ne me servait plus.

Le nuit recroquevillé dans son duvet il ne bougeait pas.

Les jours ont passés, il avait élu domicile là.

Et puis un jour, au petit matin…

Il était là dans sa couette, sans faire de bruit,

pour toujours il s’était endormi.

Sans parent, sans amis, personne pour lui prendre la main.

Il ne restait de lui qu’un morceau de vieil édredon déformé par la pluie

et durci par la gelée.

Nous ne l’avons pas vu s’asphyxier peu a peu…

Alors qu’il mourrait là… sous nos yeux.

Deux hommes nés sur la même planète avec des destins si différents.

J’ai beaucoup de chance d’être du bon coté, avoir une maison, des amis.

Lui… il ne l’avait pas cherché, il avait perdu sont identité,

traînait avec sa vie son fardeau de dignité.

Il ne demandait pas grand choses, un peu de chaleur humaine et d’amitié.

Penser a eux chaque jours ils ne l’ont pas mérités…

C’est la soirée des enfoirés, faites vos dons

En 2009 ca ne devrait plus exister.

Image de prévisualisation YouTube

Solédane

Publié dans : Vie |le 6 mars, 2009 |5 Commentaires »

Vous pouvez laisser une réponse.

5 Commentaires Commenter.

  1. le 2 avril, 2009 à 13:57 Catherine Montiel-font écrit:

    j’ai vêcu moi aussi dans la rue, dans les années 70… c’est dur dur. a force de me battre contre le vie et moi même, je m’en suis sortie. aujourd’hui dès que je peux donner un peu de mon temps, je le fais avec plaisir.
    je vous invite au passage d’aller visiter mon blog, il parait que l’on retrouve un peu ma vie dans ces histoires.
    Catherine.

  2. le 2 avril, 2009 à 14:34 soledanes écrit:

    Bonjour Catherine

    Merci de ton message sur mes écrits

    Je ne manquerais pas d’aller sur ton blog c’est promis

    Amitié Solédane

  3. le 15 mai, 2009 à 8:02 Petites Annonces écrit:

    Merci pour ta générosité Catherine. Bonne continuation.

  4. le 12 mars, 2010 à 14:57 reason65 écrit:

    ça réchauffe le cœur d’avoir lu un tel sentiments .notre civilisation nous dépourvus de ce genre de morale
    nous les arabe nous n’avons pas ce type de probleme .pourquoi§je ne le saia pas

  5. le 4 mai, 2011 à 22:57 poupée sexuelle écrit:

    tres bon video

Laisser un commentaire

Les amis d'Athéna |
La Rose Rouge |
CONCOURS LITTERAIRES 17 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Ma spiritualité, ma poésie ...
| MAAT MA MUSE et la poésie t...
| cristal chronique utopique