Archive pour le 1 octobre, 2007

Je ne l’ai pas rêvé ?

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  • Je sens que ce dimanche ne sera pas comme les autres. 
  • La journée commence très bien. 
  • J’ai envie d’évasion. 
  • Mi septembre et la météo annonce une très belle journée. 
  • J’ai envie d’en profiter… 
  • C’est sûr, je pars pour l’aventure. 
  • Sans GPS, rien que du hasard, la voiture m’emmène à l’orée d’une très belle forêt. 
  • Un peu de marche me fera du bien. 
  • Le paysage est extraordinaire, les arbres ont déjà pris des couleurs de fêtes, passant d’un vert brillant à un ocre doré. 
  • L’air est chaud et les fragrances de cette forêt m’enivrent. 
  • Légère brise, j’ai l’impression d’entendre des soupirs, même respirer. 
  • Non, ce n’est pas mon imagination je l’entend murmurer. 
  • Il est là devant moi, immense, tellement beau, incroyable ! 
  • Je suis bouche bée, je l’écoute raconter, 
  • Je suis né il y a plus de 300 ans, aucune bourrasque n’a su me déraciner. 
  • De longues années de dur labeur, 
  • Le printemps, je m’habille d’une douce verdure et j’attire vers mon cœur les nids des oisillons. 
  • L’été venu, je suis le plus beau, mes feuilles vibrent, je respire. 
  • Mon chant est un délice de paix pour tous les passants qui se reposent sur mes grosses racines débordant de la terre. 
  • Je les couvre de mon ombre, je les protége de la pluie, du vent. 
  • Je crois que l’homme m’aime ? Mais moi c’est sûr, je l’aime. 
  • En automne, je me pare de couleurs à en rendre jaloux plus d’un… 
  • En hiver je suis majestueux, mon corps viril laisse voir sur mes veines, les traces du temps, guerres, amours, maladies, pollutions… 
  • Je vis dans un monde changeant, j’ai peur moi aussi de mourir. 
  • Car tous mes amis proches sont morts depuis bien longtemps. 
  • Je reste seul et je prie ce monde de m’épargner… 
  • Je parle, je parle, désolé je ne me suis même pas présenté ! Je suis un Hêtre, grand et fort, 
  • Tu es un « Être » ! Venu là puiser un peu de ma force, mon calme, ma liberté que je te donne volontiers. 
  • De mes racines au plus profond de la terre, je puise l’eau de vie qui me donne cette vigueur. 
  • Et à toi ‘l’Être je te la transmets  de tout mon cœur. 
  • Mais toi l’Etre égoïste, tu profites de ma force, de mon ombre, de mon réconfort. 
  • Mes yeux sont fatigués de ses visions de nature morte aux alentours 
  • Alors toi l’Être, réfléchis à ce que tu détruis. 
  • Il y a très longtemps ici ce n’était que ruisseaux, animaux, oiseaux et plein d’Hêtres comme moi, mais il n’en reste rien… plus rien. 
  • Alors toi devant moi, je t’implore de respecter la nature. 
  • Rien d’impossible ! il suffit de le vouloir vraiment. 
  • Et à toi l’homme, l’Être absolu, je te demande juste la vie, à toi dans tes guerres de faire le tri…
  • Je ne suis qu’un Hêtre, je ne le sais que trop bien… 
  • Et toi tu es un Être? Je n’en suis pas sûr !!! 
  • Et puis le Hêtre resta muet … comme si je venais de me réveiller. 
  • Un long moment, assise sur une de ses grosses racines, je suis restée là à réfléchir … 
  • Tellement de vérité dans ses paroles… 
  • Il faut vraiment réagir 

Solédane 

Publié dans:Poeme |on 1 octobre, 2007 |11 Commentaires »

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